
Etude de cas d'une personne ayant suivi le protocole Safe and Sound avec moi
Une enseignante souffrant de burnout retourne au travail avec une régulation améliorée et une meilleure audition.

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Ceci est l'histoire d'une cliente ayant suivi le Safe and Sound Protocol avec moi
Une enseigante souffrant de burnout retourne au travail avec une meilleure régulation et une audition améliorée.
Contexte de la cliente
Nom : Elsa (pseudonyme)
Âge et sexe : femme de 59 ans
Programme dispensé : Safe and Sound Protocol (SSP) Core (Heures 1 à 5)
Elsa est enseignante et présente un passé traumatique consécutif à un accident de moto survenu dans sa jeunesse. Cet accident lui avait causé de multiples fractures, à l'origine de douleurs articulaires persistantes touchant l'ensemble du corps, ainsi qu'une surdité légère nécessitant le port d'appareils auditifs. Elle souffrait d'une anxiété importante, d'une incapacité à se concentrer et d'une perte de patience, au point de devenir agressive envers ses collègues. Le milieu scolaire lui apparaissait extrêmement stressant et accablant. Elle avait dû cesser de travailler pendant plusieurs mois en raison d'un épuisement professionnel. Elle éprouvait également une grande frustration de ne plus pouvoir lire, une activité qu'elle affectionnait particulièrement.
Elle pratiquait les Trauma Release Exercises (TRE), mais se sentait limitée par « un mur invisible » l'empêchant d'accéder à ses traumatismes les plus profonds, tel que l'accident de moto. Elle avait également eu recours à l'ostéopathie, à l'acupuncture et à d'autres approches, et possédait une bonne connaissance théorique de la théorie polyvagale, qu'elle avait beaucoup étudiée.
C'est dans un état de désarroi certain qu'elle s'est tournée vers le praticien Vincent Wilkin, aucune des démarches entreprises jusqu'alors n'ayant permis d'apaiser son stress. L'objectif thérapeutique visait à l'amener vers un état de régulation lui permettant de reprendre son activité professionnelle dans un délai de deux mois.
Mise en œuvre du Safe and Sound Protocol (SSP)
Le SSP a été dispensé à distance. Chaque séance, d'une durée d'une heure, se décomposait ainsi :
10 minutes de débriefing et de reformulation selon le modèle polyvagal.
20 minutes d'exercices somatiques visant soit à stimuler le nerf vague, soit à apporter un apaisement, soit à étirer les fascias (mouvements Human Garage).
20 minutes d'écoute du SSP.
5 minutes de débriefing final.
En dehors des séances, Vincent avait demandé à Elsa de consacrer 15 minutes par jour à des pratiques somatiques, ainsi que de se rendre le plus souvent possible dans la nature.
Résultats
Deux mois après le début du SSP, Elsa a constaté de nombreux changements. Elle était de nouveau capable de se concentrer et de reprendre la lecture, ce qui constituait pour elle un immense soulagement. Elle a repris son travail et est parvenue à supporter son environnement professionnel ; elle se sentait très sereine auprès de ses collègues et a pu, pour la première fois, exprimer ses besoins à sa hiérarchie.
Elle a eu le sentiment que le « mur » ressenti pendant les séances de TRE avait disparu. Elle a par ailleurs fait mesurer son audition, laquelle s'était améliorée depuis la fin du SSP. Voici, ci-dessous, les mesures auditives avant et après l'intervention, accompagnées de l'analyse du praticien Vincent.
Veuillez consulter le graphique ci-dessous pour mieux comprendre cette analyse. Le graphique de gauche représente l'évolution de l'audition de l'oreille gauche ; celui de droite, l'évolution de l'audition de l'oreille droite.
On observe une amélioration significative de l'audition de l'oreille gauche : la ligne rouge correspond aux données recueillies après le SSP Core, la ligne grise à celles recueillies avant le protocole.
Comme on peut le constater, l'audition de l'oreille gauche de la patiente est passée d'une plage de perte auditive légère, entre 250 Hz et 500 Hz, avant le protocole, à une audition normale dans cette même plage. Dans la plage de 500 Hz à 1000 Hz, la courbe est passée de 40 dB à 30 dB après le SSP Core, ce qui signifie que la patiente perçoit désormais ces sons à un volume inférieur de 10 dB par rapport à avant. On note également une légère amélioration d'environ 5 dB entre 1000 Hz et 2000 Hz. Ces fréquences se situent dans la plage des fréquences moyennes (200-5000 Hz), celle-là même que le SSP module afin de communiquer un signal de sécurité au système nerveux de l'auditeur.
Aucun changement significatif n'a été observé au niveau de l'oreille droite.
Discussion
Vincent a indiqué que les deux éléments les plus déterminants dans la mise en œuvre du SSP avaient été, d'une part, la compréhension par Elsa du modèle polyvagal, et d'autre part, la pratique somatique régulière. Ces pratiques somatiques constituaient pour elle un outil mobilisable à tout moment, dès qu'elle en ressentait le besoin. Cette autonomie retrouvée revêtait une importance particulière pour Elsa, qui vit seule et dispose de peu de relations amicales ou sociales.
La compréhension du modèle polyvagal l'a aidée à reformuler ses symptômes comme relevant d'un phénomène normal, et à évaluer sa propre progression à l'aune de ce cadre théorique.
« J'ai été agréablement surpris qu'elle ait réalisé autant de progrès dans de nombreux domaines de sa vie personnelle et professionnelle », a déclaré Vincent.


